
L'argument est particulièrement intéressant. Taxer les banques pour abonder les fonds de retraite au motif que l'économie s'est "financiarisée" pose une question essentielle : doit-on faire dépendre la solidarité nationale des bénéfices de la spéculation ? C'est une question bien délicate, car elle met (au moins temporairement) le travail au second plan dans les outils de financement de la solidarité nationale. S'il s'agit de taxer une bulle, et par conséquent d'être constructif dans la façon de la dégonfler, le propos mériterait d'être développé. Si il s'agit de constater que le travail n'est plus le dénominateur commun des problématiques de retraite, ce serait un formidable constat d'échec, d'autant plus sévère qu'il serait établi par un homme aux affaires dans les années 80, au moment où de l'avis de la majorité tout était encore "possible".

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